Etre en mouvement
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Etre ostéopathe de soi-même

23 octobre 2018, vers 8h39, par un temps d'automne exceptionnel et devant un public estudiantin tout aussi exceptionnel, a émergé l'ébauche conceptuelle qui va guider ma recherche : être ostéopathe à soi-même.

 

Il faut, pour être ostéopathe, penser être d'abord ostéopathe à soi-même ou de soi-même pour oser penser être l'ostéopathe d'un autre... voici ce que je crois.

L'ostéopathie existe certes, mais c'est surtout en tant qu'ostéopathe qu'il s'agit de la penser. Autrement dit, si l'ostéopathie est, elle n'est que par l'ostéopathe qui la pratique, et ce n'est pas une somme de connaissances, mais davantage une pratique. 

Elle naît de l'ostéopathe en une pratique subjective, personnalisable, et comme le disait Claude Porion, ostéopathe, c'est un conçu, un perçu et un vécu. 

Donc, il s'agit plus de pratiquer en étant, que de connaitre en ayant, soit la vivre plutôt que

l'utiliser. Donc l'éprouver, l'appréhender par soi, en soi, pour la saisir ! D'où la nécéssité d'être en formation, sujet d'un ostéopathe, pour devenir un jour sujet de l'ostéopathie.

Il faut apprendre par soi, sur soi, en soi, davantage que dans les livres, mais penser en soi doit reposer sur des livres qui complètent la rationalité qu'exige notre ostéopathie.

 

D'où la difficulté à en parler simplement car il s'agit de prendre de la distance avec soi même pour tenter non de la rendre objective, mais de l'objectiver simplement, dans toute sa complexité avec des modèles qui ne sont peut-être pas à e jour, en 2018 opérationnel vis-à-vis du système ostéopathique global convoqué par nos perceptions. 

cette tentative n'est pas vaine si on s'étonne avec des outils anthropologiques comme 

l'éthnomethodologie, ou des outils philosophiques, voire simplement des récits de pratiques comme témoignages servant de base à une étude critique des pratiques.

 

Trouver le commun n'est pas chose facile sauf, si le commun est de penser l'ostéopathe bien plus que l'ostéopathie.

Ce qui revient à preciser, une ontologie de la pratique ostéopathique, avant de proposer une étude offrant une épistémologie de la perception, qui fonde toute pratique ostéopathique, bien au-delà de concepts théoriques ajoutés postérieurement à la synthèse fondatrice que notre bon Andrew Taylor Still propose en 1874, le fameux 22 juin, rapellant la révolution que propose Galilée lors de son procès, un certain 22 juin 1633, où devant abjurer il murmure "et pourtant elle tourne". Tout le mouvement épistémologique est là. 

 

Dire de l'osteopathie qu'elle est système, qu'elle est globale, qu'elle est subjective est une évidence qu'il faut désormais penser en une rationnelle proposition qui ne la dénature en rien. C'est de notre devoir génétique que de poursuivre la proposition d'Andrew Taylor Still.

Voila ma quête, qui devrait peut-être aboutir en 2019, ayant pris naissance en septembre 2013, avec des ostéopathe, par l'ostéopathie, que je pense vivre, plus que connaître. 

 

Que retenir ?

Que l'on doit en premier lieu appliquer à soi-meme les principes de l'ostéopathie en pensant que le corps est unique, entier, système, et que sa physiologie est performante, qu'il est bon, juste et en soi parfait, quand on respecte l'environnement biologique, physiologique, climatique dans lequel il optimise son état.

Que notre corps dispose des ressources nécessaires à la conduite de la vie bonne, juste en respect des systèmes qui le compose, et de l'environnement dans lequel il évolue.

Qu'il dispose de ressources d'autoguérison à la condition de ne pas avoir subi de traumatismes qui ne peuvent faire appel à une auto-cure corporelle physiologique. 

 

Penser le physiologie de la santé en pensant que nous n'avons besoin de rien d'autre que de se penser, se connaitre et respecter les principes de vie équilibrée, pour savoir comment notre corps évolue à partir de point référent dit fulcrum.

C'est en se pensant que l'on peut proposer une posture disponible à l'autre comme étant le point d'appui momentané, le temps d'une consultation, où l'autre souffrant, peut prendre appui sur nous pour organiser son mouvement, et reprendre son potentiel en gardant vif à

l'esprit que je ne parle que d'atteintes fonctionnelles soit non organiques.

Et si nous réagissons au fonctionnel avant que le temps ne convoque l'organique, alors, nous restons en état de santé, sans risquer de passer en état de maladie qui devrait convoquer la médecine, ou la chirurgie pour réparer, enlever, suturer, modifier, changer...

Tout est question de temps, et penser l'ostéopathie en santé, comme préventive, en posant conceptuellement la dysfonction ostéopathique comme facteur de risque plutôt que mal en soi, propose une complémentarité assez limpide avec la médecine. Tout est question de temps et de partenariat en santé. Il faut crééer des synergies de soins dont le patient est le centre.

 

Bien sur mon propos est dense, car il est destiné aux ostéopathes qui veulent le penser et critiquer ma proposition de voir un impératif implicite à se penser ostéopathe avant de l'être, et d'être ostéopathe pour soi, avant de penser l'être pour un autre : le patient.

Donc, en première proposition : soyez en premier ostéopathe de vous-même, pour trouver la cohérence nécessaire à penser l'écologie totale et intégrative que réclame le fait en soi d'être ostéopathe.

 

Mon patient arrivant, je laisse ce texte en suspension...

mais je le reprendrai dès que possible, je m'y engage

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Cyril CLOUZEAU Ostéopathe 0616966652